Avez-vous déjà accueilli la tueuse/le tueur en vous ?

23 novembre 2021

Peut-être, êtes-vous surpris, même choqué en lisant ce titre. Si c’est le cas, ne vous arrêtez pas et lisez le texte ci-dessous pour en comprendre le sens. 

Le week-end dernier, j’animais un atelier de deux jours sur la relation à l’argent pour un magnifique groupe de MLM (marketing de réseau) de 40 personnes (dont 38 femmes). J’ai pris un moment pour leur faire accueillir cette part de soi. Je rappelle qu’on le veuille ou non, nous sommes toutes les parts de l’univers du manipulateur, radin, égocentrique, tueur au généreux, altruiste, bienveillant, créateur, etc… Si certaines sont gouteuses pour notre ego car elles attirent généralement de l’attention positive, d’autres font peur car elles ne semblent pas les bienvenues. En rejetant ces dernières, nous créons de la dysharmonie en nous et nous nous éloignons de l’unité recherchée.

Pour comprendre l’intérêt d’accueillir la part du tueur/tueuse, il est bon de donner un peu de sens. Tuer signifie « mettre fin à… ». Dans la vie, il est important, nécessaire et parfois même vital de mettre fin à un projet (un couple, une relation toxique, un projet professionnel qui tourne mal, une collaboration, etc…). En fonction de la situation, il est très compliqué pour certains de faire ce pas, par peur du regard des autres, de blesser, d’être jugé, de l’inconnu, etc… . Notre part tueuse recèle une qualité d’énergie spécifique qui va nous donner la force, le courage de faire ce pas. Les personnes qui sont restées prisonnières dans un couple trop longtemps savent de quoi je parle.

Nous sommes donc tous déjà des tueurs/tueuses (peut-être tuez-vous des moustiques comme moi ?) mais pas toujours de manière consciente. A une époque, j’étais un tueur de rêves pour l’un de mes enfants. Il avait des idées grandioses et je le ramenais sur terre de manière peu bienveillante. En fait, il était un parfait miroir de mon incapacité à rêver, à voir grand. Je regrette évidemment ce comportement car ce n’était pas adapté ni adéquat de ma part. J’étais incapable de l’accueillir inconditionnellement.

Aujourd’hui, j’essaye d’être plus conscient de cette part de moi afin de l’utiliser en conscience. Même si je ne le souhaite pour rien au monde, il se pourrait qu’un jour, j’aurai à mettre fin à la vie de quelqu’un par « légitime défense », pour préserver d’autres vies, ou pour soutenir quelqu’un à mettre fin à la sienne. Rejeter cette part comporte le risque de l’utiliser à mauvais escient et de le regretter plus tard car les dégâts auront été importants, voir irréversibles.

Tous ensemble, ce groupe a accueilli cette part (et sa polarité car tout va par deux comme le yin et le yang) et a vu l’intérêt de le faire. Ce fut un beau moment, profond, et qui a recréé un peu plus d’harmonie intérieure pour chacun/e. Ce chemin d’accueillir inconditionnellement toutes les parts de soi est au coeur de mes activités et est aussi expliqué dans mes différents livres.

Je me sens privilégié de soutenir des êtres humains en chemin à être plus complets, plus en paix intérieur et mieux outillés à faire face aux situations de la vie.

 

Chaleureusement,

 

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Bonjour,

Il est 1h30 du matin. Je n’arrive plus à dormir… pourtant, j’ai le privilège d’avoir un bon siège bien adapté pour dormir, ce qui est plutôt rare dans un avion.

Suis-je encore un peu dans ce beau coin du Nicaragua que je viens de quitter ?

Suis-je encore avec deux de mes enfants, mes petites-filles, mon beau-fils et ma belle-fille que nous avons laissés vivre leur vie là-bas et ailleurs ?

J’étais très ému au moment de leur dire aurevoir, comme si la distance entre deux êtres rendait la fragilité de la vie encore plus évidente. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir une pensée comme : est-ce la dernière fois que je vois l’un ou l’autre ? Ce n’était qu’une pensée et elle a suffi pour me rendre vulnérable au moment de leur dire aurevoir. Personne ne sait de quoi la vie est faite. J’ai eu la même pensée vis-à-vis de mon père, au moment de partir, il y a 3 semaines. Sa santé est défaillante et visiblement, je le retrouverai sous peu dans un état encore un peu plus préoccupant. Ainsi va la Vie... Nous ne maitrisons pas grand-chose même si beaucoup veulent croire le contraire pour se rassurer.

Là où je suis, dans cet avion, je suis complètement dépendant de l’extérieur (équipe de pilotage, employés de tour de contrôle, météo, etc.). Je peux juste prendre soin de mon état intérieur.

Si vous saviez comme ils sont nombreux, parmi mes participants aux ateliers, à rejeter toute idée de dépendance et pourtant... comme moi, ils sont dépendants, très souvent, sans même s’en rendre compte. Derrière l’idée de contrôler sa vie, il y a toujours une peur !

Accueillir inconditionnellement les polarités (ici la dépendance et l’indépendance ou l’autonomie) est la porte vers plus de liberté. Si vous saviez comme c’est bon de déléguer de nombreux aspects de ma vie que je ne maitrise pas avec le risque que le partenaire me fasse faux bon. Qu’est-ce que c’est soulageant de pouvoir dépendre d’autres personnes, d’organisations, pour me concentrer pleinement sur ce que j’aime. Choisir ses dépendances, c’est être libre !

Je prends encore plus conscience que la vie est faite de débuts et de fins. C’est le début d’un nouveau conflit armé qui bouleverse une partie du monde. Qu’est-ce que sera la suite ? Personne ne le sait. Depuis mon départ, pratiquement toutes les mesures en lien avec la crise « sanitaro-politique » ont été levées en Suisse : c’est la fin d’autre chose et le début d’une nouvelle ère et pas un retour « comme avant » comme certains aimeraient.

Face aux évènements de la Vie, nous avons toujours le choix : où mettre son attention. Vais-je cesser de mettre mon attention sur les beautés de la vie car d’autres s’entretuent dans un coin de la planète ? Non, au contraire j’ai envie de savourer encore plus chaque relation authentique, chaque chant d’oiseau ou chaque paysage enchanteur car tout est éphémère. Cette attitude me permettra d’être encore plus dans la compassion pour tous ceux qui souffrent en ce moment pour de multiples raisons.

Je terminerai ce partage personnel, cette réflexion en pensant à la chanson de Louis Chédid ICI : « on ne dit jamais assez aux gens qu’on aime, qu’on les aime ». La formidable Christiane Singer disait quelque chose comme : une fois qu’on ne sera plus de ce monde, la seule chose qui restera, sera l’amour qu’on aura manifesté, vibré. Prenez 2 minutes pour l'entendre raconter avec cette intensité qui la caractérise ce poignant témoignage d’un rabbin. Il me bouleverse à chaque fois que je l’écoute. Nous avons tous un pouvoir pour rendre le monde meilleur et j’ai bien l’intention de continuer à faire ma part.

Que vos fins soient aussi agréables que possibles et vos débuts pleins de promesses.

Merci d’être dans ma Vie.

P.S : cette newsletter a été écrite d’une traite suite à la lecture du livre de Irvin Yalom, « Comment je suis devenu moi-même » que je viens de terminer. Je le recommande chaleureusement pour ceux qui sont dans le monde de l’accompagnement.

P.S-2: Anne-Chantal animera à nouveau des constellations systémiques et familiales en groupe à notre domicile. J'y serai présent chaque fois que possible. Infos ICI.