Un moment intense, magique…

21 juin 2021

Ce tour en montagne, a bien des égards, a été symbolique de la vie des êtres humains. Pour ne pas alourdir le texte, je ne ferai que quelques liens et pour le reste, j’en parle plus en détail et surtout vous pourrez trouver les photos dans cette vidéo sur Youtube. 

Il était 7h30, à Pont-de-Nant, quand je débutai cette sortie en direction du col des Pauvres (pas mal comme nom pour un spécialiste de la relation à l’argent). Je ne savais pas trop quelles conditions j’allais trouver car il a neigé tard cette année (l’inconnue fait partie intégrante de la vie, non ?).

La première partie, moins pentue, se fait en courant. J’ai pris un temps pour remercier la Vie pour tous les moments d’émerveillement que je vivrais durant cette sortie en montagne. Je ressentais une joie immense d’être dans cette gratitude. Je sais cela peut paraitre bizarre de remercier avant que la chose arrive. Dans mon esprit, c’est avant tout de faune dont il s’agit, mais aussi de flore et bien évidement de paysages superbes.

Une avalanche ayant passé par là, tout était bouleversé (tiens, cela ne vous rappelle pas l’actualité) et le chemin habituel avait disparu. Les dégâts étaient visibles (arbres pliés, pont en bois déplacé, etc.). Ne trouvant pas le chemin, je décide de prendre un raccourci  en longeant un ruisseau. C’est très en pente mais ce que j’en vois me parait praticable. Assez rapidement, les difficultés augmentent, le terrain est glissant et heureusement, je peux m’accrocher aux branches des vernes pour garder l’équilibre. Je sais déjà une chose…  un retour sur mes pas n’est plus possible. C’est très pentu et pas assez stable. Je ne cesse de devoir faire des choix, à gauche, à droite, tout droit, me fiant à mon intuition pour imaginer le meilleur chemin. Parfois, je suis à quatre-pattes, je m’accroche à des cailloux, parfois une branche ne tient pas sous l’effet de mon poids. C’est sport et qu’est-ce que je me sens vivant, pleinement dans le moment présent. Même si ce n’est pas confortable, j’aime vivre cette expérience. Puis, en cherchant mon chemin, je lève la tête et découvre un chevreuil et son petit qui traversent le ruisseau au-dessus de moi, puis un autre qui suit. Je remercie la vie pour ce cadeau.

Cette montée qui était un raccourci en termes de distance n’en sera pas un en termes de temps, chaque mètre sera mérité. En plus, j’y aurai laissé bien plus d’énergie que sur le sentier plus régulier. Retrouvant le vrai chemin, il est parfois inondé d’eau par la fonte des neiges et là, une autre surprise : un chamois, plutôt vieux. Il bêle 2 fois (oui c’est ainsi que ça s’appelle, je le découvre) ce qui me laisse penser qu’il y en a d’autres plus loin. Effectivement, rapidement, 2 autres plus jeunes font un détour pour m’éviter.

Plus tard, je verrai une dizaine de chamois qui ont trouvé un coin de verdure. Merci encore, puis levant la tête, un aigle plane au-dessus des sommets, je le reverrai 2 fois et une fois en couple. Quel bonheur. Pour la faune, je verrai furtivement 2 marmottes toutes maigres.

Ce qui est particulier dans ce que je vis ce jour est que je ne cherche pas à voir des animaux. Habituellement, je m’arrête et fais un effort pour les chercher. Alors que là, c’est comme si je regardais naturellement au bon endroit ; je lève la tête et l’aigle passe ; idem pour les chevreuils alors que j’étais focalisé sur mes pieds. Serait-ce cela le lâcher-prise ?

Et il y a la flore, j’y suis moins sensible et pourtant ce jour, toutes les fleurs me paraissaient merveilleuses, lumineuses, dignes de la plus belle des œuvres d’art.

Enfin, ces crêtes, ces sommets majestueux. J’aime particulièrement cet endroit pour la variété des montagnes à l’image de ce pic rouge.

Arrivé au Col des Pauvres, il y a une bonne quantité de neige et je me dirige vers une croix. Celle en souvenir de David, trop tôt disparu à 24 ans, emporté par une avalanche. Et un peu plus loin, les drapeaux tibétains en souvenir de mon ami Claude. Nous avions déposé ses cendres à cet endroit. Je m’y arrête et me recueille. C’est lui qui m’a fait découvrir ce lieu et tant d’autres encore ; et il m’a tellement appris sur la Vie. Il est un de ces êtres humains qui marquent une Vie. Ecoutez à la minute X, ma première rencontre bouleversante avec lui. Je prends mon temps, admire des papillons et exprime une nouvelle fois ma gratitude à Claude pour tout ce qu’il m’a apporté. Il est décédé accidentellement peu après mon licenciement en 2009 et m’avait écrit un super mot confiant que je rebondirais magnifiquement. Il serait le premier à se réjouir de mon parcours depuis son départ.

Durant la descente, l’enfant en moi a envie de s’amuser et je choisirai des endroits bien enneigés pour descendre en courant ou me laisser glisser sur mes baskets. Effort minimum pour un plaisir et une efficacité maximale. Qu’est-ce que j’aimerais transposer cela (l’efficacité) à mon activité professionnelle. Après une grande partie de la descente, je croise enfin des êtres humains … je fais un détour pour les rejoindre et leur prodiguer 1-2 conseils pour s’éviter des difficultés. Je repense à Marshall Rosenberg (fondateur de la CNV) qui disait que l’être humain aime rendre des services. Qu’est-ce que c’est vrai !

Puis, il s’agit de traverser le torrent, le courant est fort et si je tombe dans l’eau très froide, ça sera avec mon appareil photo et mon téléphone portable …, j’hésite, suis le fil de l’eau. Là, ce n’est plus l’enfant aux commandes mais bien l’adulte qui pèse le bénéfice/risque. Finalement, je trouverai un endroit avec un pont de neige solide pour traverser le torrent. La patience a du bon !

Je croise d’autres marcheurs, plaisante avec certains et tout à coup pour je ne sais quelle raison, tâte mon étui d’appareil photo, il n’est plus là. Première grosse déception, toutes ces photos de potentiellement perdues. En pensant à la dernière fois où je l’ai utilisé, il y a bien 30 minutes à remonter et mes jambes sont lourdes. Je pense revenir lundi matin tôt et non, je tente le coup et reviens sur mes pas en remerciant la vie pour le remettre sur mon chemin (une partie de moi doute un peu sur ce coup-là). Au bout de 300-400 mètres, il est là sur l’herbe très visible. Quel soulagement et un Xième merci.

Sur le chemin du retour, dans mon esprit, il est clair que je désire faire de la place pour de nombreux autres moments comme celui-ci. Personne ne va le faire à ma place, il n’en tient qu’à moi. La montagne est mon espace de ressourcement préféré. Et vous, quels sont vos ressourcements favoris ? Leur laissez-vous de l’espace ?

J’ai fait de très nombreuses marches en montagne mais celle-là avait quelque chose de magique ; je souhaite que vous ayez pu le percevoir et que vous prendrez du plaisir à voir les photos et la vidéo sur Youtube.

Je vous souhaite le Meilleur où que vous soyez.

Chaleureusement,

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